A1 (Débutant)Leçon 7 : Les sons du portugais brésilien
Les voyelles nasales, signature du portugais — une voyelle chantée en partie par le nez — sont souvent marquées par le til (~) ou par m/n en fin de la même syllabe. Elles sont indispensables : un petit bourdonnement nasal fait toute la différence entre pau (bâton) et pão (pain).
Cinq voyelles nasales : ã, ẽ, ĩ, õ, ũ — ces symboles montrent des sons ; normalement, seuls a/o portent un til écrit
Le til (~) nasalise toujours : não, pão, irmã
Voyelle + m/n dans la même syllabe nasalise : tempo, banco, sim, bom
-am / -em aux terminaisons verbales sont nasales : falam, comem
Les diphtongues nasales sont omniprésentes : -ão, -ãe, -õe, -em
NH : nasale palatale [ɲ], semblable au gn d’agneau ; au Brésil, on peut aussi entendre [j̃] : tenho, senhor
Le -m final marque généralement une voyelle ou une diphtongue nasale ; évitez un [m] final appuyé
Un bourdonnement change le mot : pau/pão, mau/mão, sei/sem
voyelle + til (~) = nasale · voyelle + m/n en fin de la même syllabe = nasale · le -m final marque généralement une voyelle ou une diphtongue nasale, plutôt qu’un [m] complet
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Les sons nasaux sont omniprésents en portugais — on ne peut même pas dire não (non) ou bom (bien) sans en produire un. Et ce bourdonnement porte le sens : pau (bâton) contre pão (pain), mau (mauvais) contre mão (main). Escamoter la nasalisation et une simple demande se transforme en comédie des erreurs — c'est pourquoi ces sons valent la peine d'être maîtrisés dès le premier jour.
Si le portugais a une sonorité signature, c'est bien celle-ci : la voyelle nasale — une voyelle qu'on chante en partie par le nez. C'est pour ça que não et pão sonnent si indéniablement brésiliens, et cela peut demander de la pratique. Bonne nouvelle : il y a deux indices écrits utiles à repérer, et un petit gribouillis (le til) marque souvent l'endroit.
Atout majeur pour les francophones : vous faites déjà ça ! Le français possède des voyelles nasales — an/en [ɑ̃], on [ɔ̃], in [ɛ̃], un [œ̃]. C'est votre terrain de jeu. La mécanique est identique : air partiellement dirigé par le nez. Le timbre exact diffère un peu, mais l'oreille est déjà formée.
| Lettre | Nasale | API | Exemples |
|---|---|---|---|
| A | ã | [ɐ̃] | mãe, pão, irmã |
| E | ẽ | [ẽ] | bem, tempo, sem |
| I | ĩ | [ĩ] | sim, fim, jardim |
| O | õ | [õ] | bom, com, ontem |
« Não, obrigado » (Non, merci)
« Bom dia ! » (Bonjour !)
« Um café, por favor » (Un café, s'il vous plaît)
« Sim, com certeza » (Oui, certainement)
« Tem pão ? » (Il y a du pain ?)
um (un) · cem (cent) · quinze (quinze) · cinquenta (cinquante)
« Também não » (Moi non plus)
Certains sons varient selon la région et la personne :
muito — normalement [ˈmũj̃tu], avec une nasalisation non marquée dans la graphie
entrada — une brève consonne nasale peut aussi s’entendre : [ẽˈtɾadɐ] ou [ẽnˈtɾadɐ]
Une consonne nasale dans la syllabe suivante peut aussi nasaliser une voyelle, surtout une voyelle accentuée au Brésil : cama, cana.
Les emprunts peuvent conserver des traits de leur langue d’origine ou s’adapter au portugais :
« shopping », « campus », « Instagram » — ne supposez pas que m/n évite la nasalisation ; écoutez leur prononciation portugaise.
ajouter un [m] final appuyé (« bomm », « simm ») au lieu d’apprendre la voyelle ou la diphtongue nasale
La petite vague au-dessus de ã et õ vient d’un n abrégé écrit au-dessus de la ligne. Avec le temps, cette lettre surélevée est devenue le til (~), signe de nasalisation vocalique. Dans des mots modernes comme lã (laine) ou mão (main), il indique une voyelle ou une diphtongue nasale, pas un n à prononcer séparément.
Source : Ciberdúvidas da Língua Portuguesa
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